Daniel Lenoir, directeur de la CNAF

Le 14 Novembre, Daniel Lenoir, directeur de la CNAF sur sa page Facebook:

La République pleure ses enfants. Nous les pleurons avec elle, avec leurs proches. A la folie djihadiste nous devons opposer nos valeurs. Nous défendre. Détruire ce cancer meurtrier de la pensée et de la fraternité qu’est le djihadisme. Dans le respect des principes qui sont au fondement de la communauté nationale, notamment la laïcité, qui nous préservera d’opposer les groupes les uns contre les autres, d’alimenter le racisme et l’islamophobie, comme le veulent ces barbares sanguinaires.

 

Message du CNAJEP

Le CNAJEP a mis en ligne cet Edito sur son site

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

Les attentats que nous venons de vivre nous ont plongés dans l’effroi et la tristesse. Notre vivre-ensemble, notre liberté, notre jeunesse ont été touchés au cœur. Toutes nos pensées accompagnent les victimes, leurs familles et leurs proches.

Nous sommes bouleversés mais nous sommes DEBOUTS et déterminés, à poursuivre aux côtés des Crajep sur tout le territoire, aux côtés des associations de jeunesse et d’éducation populaire notre action éducative quotidienne pour toutes et tous dans tous les temps de la vie.

Notre travail éducatif est plus que jamais indispensable, et nous savons qu’au-delà des réactions, nos actions s’inscrivent dans la durée.
Résistons, ne cédons pas aux peurs, aux amalgames, aux tentations de repli. Soyons forts ensemble.

Le Cnajep adresse un message de soutien aux associations de jeunesse et d’éducation populaire pour réaffirmer à leurs côtés son engagement à faire vivre les valeurs de la République.

Et nous le ferons en portant haut et fort notre
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

Rester debout et à continuer à vivre.

Message de la Fédération des Deux-Sèvres:

Pleurons seuls si nous ne voulons pas montrer notre émotion,

Pleurons ensemble même si nos gorges trop serrées ne nous permettent pas d’exprimer les mots qui pourraient apaiser,

Mais pleurons car ce n’est pas concevable que nos enfants, nos amis, nos parents, nos voisins ou tout simplement cet inconnu, soient abattus, mutilés au nom de…, au nom de rien !

Les larmes vont inspirer la colère, cela ne peut être autrement. Mais cette colère ne doit pas se transformer en haine mais en énergie, en engagement, en paroles, qui encore une fois devront s’opposer et prendre le dessus de toutes les expressions qui attisent cette haine qu’il faut combattre.

Il est des lieux où nous ne pouvons pas agir, mais de penser que nous sommes impuissants serait la pire des choses.

Restons debout pour que demain encore, nos enfants, nos amis, nos voisins, nos parents, et cet inconnu, puissent continuer à rire, écouter de la musique, être ici ou ailleurs sans être violemment interrompus par un éclair noir suivi d’un silence insoutenable.

Jean-Noël Léridon, délégué

Nous croyons à la solidarité !!!

Par David Simon Président de la fédération des centres sociaux de la Vienne

Parce que nous croyons à la solidarité, à la démocratie et à la dignité, c’est par toutes nos initiatives et nos réactions citoyennes que nous devons affirmer notre forte volonté de vivre ensemble, avec nos différences et notre amour de la liberté.

C’est ensemble que nous devons répondre aux défis que posent une nouvelle fois ces lâches attentats.

Ils ne gagneront pas !

Merci aux acteurs bénévoles et salariés de notre réseau qui déjà s’engagent pour combattre ces peurs,

Merci aux messages d’amitiés de nos voisins Anglais, Grecs, Bulgare qui étaient avec nous il y a quelque jours, et qui comme nous sont solidaires avec les familles des victimes.

 

« C’est l’individu humain qui est la mesure de toute chose »

Par Jacques Pineau, ancien président du Centre social Cordes- Vaour, Président du Réseau Midi Pyrénées des centres sociaux

3 jours de deuil…et pour moi  3 jours d’hébètement, de paralysie de la pensée…
Voir l’impossible, le sang, la souffrance et la mort
Partager l’émotion,  la compassion, la solidarité …
Revisiter nos principes : liberté, égalité, fraternité…
Et tenter de comprendre et là clac !… rupture de la pensée
Comme disait Saint Augustin (354 – 430) :
« À force de tout voir, on finit par tout supporter …
 À force de tout supporter, on finit par tout tolérer …
 À force de tout tolérer, on finit par tout accepter …
 À force de tout accepter, on finit par tout approuver. »
Et mettre des mots sur l’innommable : barbarie, inhumain, folie meurtrière…
Eviter les risques : amalgame, stigmatisation, sociologie de la compréhension…
Appel à la raison, au débat, à la dialectique, à la culture, au vivre ensemble…

Et là crac !… en même temps…
Apprendre  la disparition quasi programmée du Centre social et culturel de Cordes-Vaour, cet espace de vivre ensemble, de projets partagés,
ce lieu de services publics ouverts à tous : lien social, lutte contre les discriminations, accès aux droits, révélateurs de potentialités, ateliers linguistiques, de cuisine, d’informatique…
Fin de la recyclerie, porteuse du chantier d’insertion où l’inclusion sociale, le retour au travail, la réduction  de déchets, la réutilisation,
et la valorisation des objets et des hommes… un projet porté par des habitants … et un territoire…
Ici passer d’une position d’assisté à une position d’acteur prend son sens
Ici aussi des principes : dignité, solidarité, démocratie…
Ici aussi tenter de comprendre pour agir et conserver ce dispositif…
Les mots pour réfléchir existent, les projets sont là ; que manque-t-il ?
… et nouvelle rupture de la pensée …

Et cette phrase de Jean Jaurès :
« C’est l’individu humain qui est la mesure de toute chose »

Endiguer le flot de repli et de refus de l’autre

L’équipe d’administrateurs et de salariés du Snaecso. ( Syndicat National des associations employeurs des centres sociaux) Syndicat qui négocie pour les employeurs au sein de la Branche Professionnelle ALISFA s’est exprimé ainsi sur son site:

Nous avons tous eu peur, nous avons tous eu mal vendredi, quand au fur et à mesure de la soirée nous avons découvert la violence des attentats.

Les évènements de ce week-end sont dramatiques, mais ils ne freineront en rien les actions mises en œuvre depuis toujours par les centres sociaux, les crèches ainsi que les associations de développement social local au sein de l’économie sociale et solidaire.

Tous, salariés comme bénévoles mettons en œuvre des projets dont les socles sont des valeurs de solidarité, respect, équité qui sont essentielles et peuvent aider dans la lutte contre la terreur.

Le Snaecso souhaite faire part de son soutien à tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par ces attentats, mais espère aussi que l’action des associations endiguera le flot de repli et de refus de l’autre qui pourraient suivre ces évènements. Notre société n’est pas toujours juste et c’est aussi cela que les acteurs du lien social et familial essaient de corriger chaque jour.

 

Les jours meilleurs sont ceux que nous bâtirons ensemble

Le 16 Novembre, Jean-François Guyo, président de l’Association de Coordination des 3 Centres Sociaux d’Arras a  adressé ce message aux équipes bénévoles et salariés et le texte ci  dessous a été lu en amont des moments de silence:

Dans le respect des valeurs dont procèdent nos centres sociaux, nous nous associons au deuil national et, plus particulièrement nous (marquons) une minute de silence, ce midi, avec l’ensemble du pays. … D’autres actions ne manqueront pas d’être organisées, à notre initiative si nous le décidons

Notre République est en deuil mais elle ne cède pas. Le pays tout entier est en deuil.

Comme le laissaient présager les événements de janvier, notre pays a été attaqué. Il s’agit d’un attentat, commis sur notre sol, d’une ampleur inégalée depuis la dernière guerre mondiale ; un crime odieux commis par une organisation terroriste prétendument islamique.

Le choix du lieu est symbolique : frapper au cœur notre patrie, notre pays en sa capitale.

L’objectif recherché par ces criminels est clair : nous diviser, nous opposer les uns aux autres, semer l’horreur et, partant, la peur et la haine. Face à cet acte injustifiable et monstrueux une seule attitude s’impose : faire front commun, rester durablement unis et résister. Réaffirmer les principes qui fondent notre République : Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité.

Ne pas céder aux appels à la haine et aux guerres religieuses. C’est de l’humanisme universel que nous tirons notre force et notre légitimité ; au nom des droits et devoirs inscrits dans notre Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Sans distinction de sexe, de nationalité ni de religion.

Les jours meilleurs sont ceux que nous bâtirons ensemble.

 

Que sera demain?

Pierre Oblin, Président du conseil, en ouverture du conseil du Centre Social Torchy – Arras Sud mardi 17 novembre:

Mes amis

Le 11 janvier de cette année, un attentat a semé la terreur dans notre capitale.

Je pensais à l’époque que nous avions atteint le sommet sur l’échelle de l’horreur et de la barbarie. Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai vite compris qu’il y avait sur cette échelle, encore quelques barreaux.

Un mouvement de solidarité, local et national, s’est immédiatement installé. Sur des pancartes on pouvait lire des slogans « Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité ». Certains même criaient à voix haute « Même pas peur ».

Moi, je suis plus lâche, j’ai peur, pas pour moi évidemment, ma vie est derrière moi.
Non, j’ai peur pour nos enfants, nos petits enfants et les générations à venir.

Que sera demain ? De quoi sera-t-il fait ? Beaucoup trop de questions se posent en moi et je n’ai pas de réponse.

Hier à midi, une minute de silence devait être respectée dans tous les lieux publics et les écoles, devant mon poste de télé, j’ai respecté cette directive et je suis certain que la plupart d’entre vous ont participé à ce devoir

Je voudrais, avec vous, partager encore une fois une minute de silence pour rendre hommage aux victimes et aux blessés de ces attentats.
Merci

Pour la paix

Par Pascal Leclercq, Administrateur Centre Social Christiane Faure

Au delà de l’émotion que je ressens après ces évènement épouvantables, je rêve qu’un jour on en finisse avec notre défilé militaire du 14 juillet pour un défilé humanitaire où paraderaient les bénévoles de toutes les associations et ONG dont l’utilité dans ce monde a plus de valeur et de symbole que la puissance de tir de nos chars et autres avions de chasse.
Jeune, j’écoutais avec fierté le commentateur décrire chaque corps militaire. Aujourd’hui, après avoir découvert les centres sociaux, j’ai soif d’écouter, de lire avec émotion de belles histoires humaines remplies d’entraide, de solidarité, de respect…

Message de la Fédération des centres sociaux de Paris

Le conseil d’administration et l’équipe salariée de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de Paris s’associent à la douleur des familles et des proches des victimes des attaques.
La terreur semée par des fanatiques vendredi soir en plein Paris et en Seine-Saint-Denis a visé la liberté qui nous est chère et le mode de vie qui en découle.
Les actions menées dans les centres sociaux avec les habitants se poursuivent en associant toutes les personnes, toutes les cultures, tous les savoir faire. Le vivre ensemble reste notre mot d’ordre.
La tristesse et la colère qui nous animent sous le poids de l’émotion ne font que décupler la force de nos valeurs dans l’unité de notre réseau.
Œuvrons jour après jour à les porter résolument !

Solidarité – Démocratie – Dignité.