Nos coeurs sont déchirés

Par Claudie Miller, présidente de la FCSF

Nos coeurs sont déchirés entre rage et compassion.

La compassion pour les victimes, leurs familles, leurs amis, leurs proches, pour tous ceux qui ont subi vendredi soir la violence aveugle et sauvage d’assassins fanatiques.

Le respect de leurs douleurs appelle silence, recueillement, dignité, solidarité.

Mais déjà ce silence bruisse de nos envie d’agir, de nous mobiliser, de combattre la haine et la barbarie.

Nous avons la « rage au coeur. » La volonté affirmée de résister à la peur des autres, au repli sur soi, à la stigmatisation, à l’injustice.

C’est chaque jour que les centres sociaux s’engagent et agissent pour tisser du lien, là ou d’autres cultivent les divisions.

C’est chaque jour qu’ils accueillent, accompagnent, valorisent la diversité, inventent du vivre ensemble.

Notre avenir à tous, si nous le voulons fraternel, est collectif. Il passe par la rencontre, l’échange, le débat.

Chacun peut s’engager plus au service de tous.

Nos élus, nos édiles doivent nous rejoindrent, réassurer la confiance que nous devons leur faire pour porter haut et fort nos valeurs républicaines.

Nos portes doivent être ouvertes en grand, nos projets connus de tous et défendus, nos choix affirmés : la meilleure éducation pour tous, le droit à l’expression, à la culture, à l’information.

Nous aimons la convivialité, les fêtes, les repas partagées, les rencontres, la joie : que cela soit la marque de nos « fabriques des possibles » que sont les centres sociaux.

Que cette joie collective d’être ensemble, unis et responsables, soit le bouclier que nous dressons contre la barbarie.

Publié par

Julien Bastide (modérateur)

chargé de communication FCSF / webmestre du site www.centres-sociaux.fr.

4 réflexions au sujet de « Nos coeurs sont déchirés »

  1. J’ai mal à ma Ville, Paris.
    J’ai mal à mon territoire d’engagement, la Seine Saint Denis.
    J’ai mal à ma France, celle où temps de voyageurs viennent jetés l’ancre parfois pour une escale, parfois pour y prendre racine.
    J’ai mal à mon humanité si sensible et si fragile.
    Tous ces visages qui défilent dans ma tête, rayés d’un trait de haine.
    Cette haine qui engendre des monstres et transforme des citoyens ordinaires en loups enragés.
    Nous sommes à nouveau cruellement mis à l’épreuve.
    Pourtant c’est à nous, à chacun-e d’entre nous, qu’il revient de décider, d’abord seul avec son coeur et sa conscience, puis collectivement, avec sa famille, ses amis, ses voisins de ce que nous voulons promouvoir, défendre et protéger par dessus tout.
    C’est de ces choix que dépendra le devenir de notre société et l’avenir de nos enfants .
    C’est dans leurs yeux et dans le regard qu’ils porteront, en grandissant, sur eux même et sur le monde que nous verrons de quoi auront été fait nos choix.
    Puissent-ils briller d’amour et de joie de vivre !
    NM

  2. habituellement j’aime trouver quelques rimes en souvenir d’événement heureux; cette fois, je n’ose pas me demander “à quoi ça rime”. Le mot barbarie est, encore plus depuis le 13 novembre 2015, un euphémisme.

    Deux-Mil-Quinze ….
    En janvier des terroristes se défoulent en tuant sauvagement des journalistes de Charlie
    Deux fonctionnaires sont tués sur un trottoir, un magasin juif attaqué ; cherchez l’anomalie
    Une entreprise d’imprimerie devient un lieu d’otage, la folie terroriste est entrée en action
    Ces fous de Dieu qui veulent tuer pour tuer ont-ils un cerveau ? ils sont dans une aliénation
    Pourquoi parler de foi, comment oser se référer au Coran lorsqu’on veut la mort d’autrui
    Lorsqu’on assassine par jouissance spirituelle des individus, par qui a-t-on pu être « instruit »
    Les armes circulent en toute liberté puis des femmes et des hommes sont vilement trucidés
    Partout ont attend que la paix prenne le dessus alors que d’atroces tueries sont téléguidées
    Comment peut-on sombrer dans des folies meurtrières afin d’honorer un quelconque Dieu
    Comment se transformer en robot machiavélique capable, aveuglément, de devenir odieux
    On se situe au-delà d’une perte de raison, on extériorise des élans d’incroyable démence
    Ces sauvages qui tirent par rafales sur de la chair humaine soulèvent plus que de la véhémence
    Peut-on se déshumaniser au point de se métamorphoser en tueurs hystérico-frénétiques
    Dans des lieux publics, au petit hasard, on vide des chargeur, on transperce des pacifiques
    Les salafistes sont mentalement irrationnels, ils rejettent l’Occident, la démocratie, la laïcité
    Les jihadistes sont des déséquilibrés qui s’accrochent à des superstitions pleines de morbidité
    Le prophète Mohammad n’a pas hésité à prononcer des conseils pour que les fidèles soient sages
    Les religions aiment graver des préceptes, des recommandations et toutes sortes de messages
    Le prophète dit: « les croyants doivent s’aimer, ils ne doivent pas nourrir de sentiments de haine »
    Les événements tragiques du treize novembre font douter de l’amour de ses prochains-prochaines
    Le prophète dit « ne vous disputez pas, ne médisez pas les uns des autres, nous sommes frères »
    Mais les écervelés qui jouent avec des kalachnikov… on a la certitude que ce sont des faux-frères
    Ce Mohammad ajoute : « Répandez la paix (salam) parmi vous » ; alors, quel sens ont les mots
    Qui peut défendre l’idée que la religion est source de massacres et même génératrice de maux
    Le drame qui vient d’impacter Paris va laisser des traces indélébiles dans l’Histoire des tragédies
    Au Vingt et Unième siècle les Guerres de Religions sont encore d’actualité et servent même d’alibi
    Quelles que soient les croyances divines, la sauvagerie des hommes est totalement injustifiable
    Lorsque des assassinats gratuits sont commis il faut en punir les auteurs de façon impitoyable.
    Cette page a été rédigée par un citoyen meurtri ; Philippe Nadeau.

  3. Comment ne pas redouter les conséquences de ces actes de barbarie ?
    Je ne peux m’empêcher de penser aux troubles des populations touchées dans leurs valeurs, leurs origines et leurs cultures.
    Je ne peux imaginer la déchirure des familles qui perdent ainsi un être cher.
    Je veux croire encore à notre travail qui cultive la richesse des différences, à notre action qui offre des possibles indicibles dans les rencontres improbables au détour des projets et autres temps collectifs qui réunissent.
    Je veux rester “Colibris” et force tranquille pour que le vivre ensemble soit vainqueur !

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